jeudi 8 août 2013

Nos amies les bêtes

J'ai souvent ici un ton caustique et ironique sur le monde qui nous entoure. (pas aujourd'hui)

Pourtant, il y a une chose dont je suis sûre, c'est que nos compagnons à quatre pattes représentent pour toutes et tous de véritables animaux de compagnie.
Souvent nos petites bêtes ont bien plus d'intelligence et de sensibilité que les êtres humains qui nous entourent. Heureusement ou malheureusement.

Qui de nous n'a pas apprécié de serrer contre lui une petite boule de poils le soir venu, après une journée de travail éreintante où tout le monde nous a cassé les pieds?
Il est vrai que nos amies les bêtes demandent de l'affection et de l'attention. Mais elles nous accompagnent pendant de longues périodes de nos existences.

Hier, notre petite chatte, Mlle S., est partie en s'endormant doucement. Elle avait 17 ans.

Elle discutait tous les matins avec le patron de la maison. Le soir venu, elle s'installait devant la télévision pour regarder le TJ. Elle aimait bien les matchs de tennis aussi, surtout Federer bien sûr. Elle n'aimait pas trop Alain Rebetez et sa figure de clown commentant la politique suisse devant le palais fédéral. Il lui faisait peur avec ses mimiques.

Elle venait également se blottir sur le duvet la nuit venue. Elle nous racontait des histoires, elles mettaient des poils partout, elle ronronnait quand elle était contente.

Hier, elle est partie sous d'autres cieux laissant toute une famille désemparée.
Elle a vécu ses derniers instants dignement et elle repose maintenant dans un endroit idyllique, tout près des sapins et des montagnes.

Aujourd'hui, moi je suis triste. Mais c'est ainsi. On a vécu de belles années ensemble. 17 ans, c'est long pour une belle histoire et c'est trop court aussi.

Il paraît que les chats de la dame du Nord, Moumoune et Nefertiti, ont bien pensé à elle quand elle s'est endormie.
Entre chats, on se comprend et on se tient les pattes quand il y a des coups durs.

Chalut...
Snirf...
Je vous serre la patte...




mercredi 31 juillet 2013

Bon 1er août

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Demain c'est le 1er août, fête nationale des petits Suisses (pas les trucs qu'on mange en dessert).
On va se réunir dans tous le pays pour faire des grillades, des brunchs à la ferme, se péter le tube en plein soleil, écouter des groupes folkloriques, verser une larme en chantant l'hymne national suisse, écouter un concert de carillon, des discours patriotiques et voir les feux d'artifice.

Et se gargariser d'habiter un si beau pays qui ne connaît pas la crise.
Enfin, moins qu'ailleurs.
Car tout ne va pas si bien dans cette charmante contrée.
On a aussi des accidents de train, des mecs qui s'en mettent plein les poches, une politique migratoire déplorable, un système de santé qui nous coûte la peau des fesses, Federer qui perd depuis plusieurs semaines, le patron de Swisscom qui s'est suicidé, des inégalités salariales entre hommes et femmes, des glaciers qui fondent et tout le reste.

Et le pire, c'est que personne ne connaît véritablement l'hymne national suisse. On chante les trois premiers mots, et ensuite on laisse le chœur officiel ou la fanfare du coin siffloter l'air à notre place.
On verse une larme à la fin et on reprend la descente du petit blanc ou de la bière.
Mais ce n'est pas grave, on est Suisses et fiers de l'être, envers et contre tout.

On se rappelle les fondateurs de notre pays, ces forts montagnards qui ont lancé des troncs d'arbre sur les mecs qui venaient nous dicter de qu'on devait faire.
On a même un gaillard très gonflé qui a osé braver l'autorité et qui a dû, à l'aide de son arbalète, tuer une pomme qui trônait sur la tête de son môme Walter. Guillaume Tell a  inspiré Rossini et Hodler. Mais personne ne s'est jamais soucié de la pauvre pomme.

Non, mine de rien, on est fier d'être Suisse. On mange le meilleur chocolat du monde, on produit des couteaux suisses avec un truc génial et indispensable qui est le tire-bouchon et le Gruyère AOC est à tomber par terre.

Et puis le fromage à Eddy est super bon pour la raclette.

Sur nos monts, quand le soleil... poum poum.

Demain, pendant les feux d'artifice, j'aurai une pensée émue pour tous ceux qui ont forgé ce vaillant système suisse mais qui s'appellent Pinto, Gonzalez, Krasnic et N'Guyen. Ils n'ont toujours pas la nationalité suisse mais ce n'est pas si grave. Ils travaillent pour nous, paient des impôts et œuvrent pour notre belle identité nationale. Et s'ils veulent se faire naturaliser et obtenir le droit d'être fiers d'être Suisses, ils doivent connaître l'hymne national.
Alors que Cholet, Bochatay et Perrin ne savent que la première strophe.

Décidément, je suis fière d'être née dans un si beau pays.

Santé, chères concitoyennes, chers concitoyens.
Je m'en vais boire un bon verre de Fendant.  






lundi 22 juillet 2013

Et pourtant elle pousse...

Extraordinaire journal télévisé ce soir sur TF1.

Une masse de journalistes qui grillent en plein soleil en Angleterre, dans l'attente d'un mouflet royal.
Un pauvre gosse qui ne pourra pas faire son premier rot sans que la planète entière ne tende l'oreille et s'extasie sur sa petite gueule d'ange et la tessiture de son rejet.

Toute la journée on a attendu. 

Et pourtant elle pousse.

Vas-y Kate, pousse...

En attendant,  en Syrie, on continue de mourir pour rien. 

Vas-y Kate, pousse...

Pendant quelques heures, la planète oubliera ses horreurs face à un gosse geignard qui va hurler dès qu'il aura faim, soif ou autre.

Vas-y Kate, pousse...

Et pendant ce temps, le petit gosse là-bas en Afrique, il pourra hurler parce qu'il a faim mais il n'aura rien de plus à manger. Il hurlera tellement qu'il en crèvera.

C'est beau la vie...

Vas-y Kate, pousse...

Oui, je sais, c'est tout à fait politiquement incorrect mais il fallait que je l'écrive quand même. 

La terre continue de ne pas tourner rond mais pourtant elle pousse. Galilée aurait ri s'il était encore de ce monde.

P.S. Il est né. Non mais allô, allô, t'es une princesse et t'accouches d'un garçon? ça aurait pu être une citrouille avec une couronne en papier mâché sur la tête!





mardi 16 juillet 2013

L'été des festivals

C'est l'été et la saison des festivals.
Paléo, Montreux Jazz, Gampel et j'en passe et des meilleurs.
Et la nouvelle est tombée ce soir. Swisscom ne sera plus sponsor de trois festivals importants dès l'année prochaine.
Le porte-parole de l'entreprise suisse de téléphonie a déclaré aux médias qu'il fallait réfléchir à d'autres publicités et d'autres sponsorings.

C'est vrai que ça réfléchit pas mal dans la cabosse de Monsieur Swisscom. Comment tondre le client de la façon la plus tendancieuse possible? Quand on sait le prix que l'on paie les abonnements et les services, on est en droit de s'arracher les cheveux et de lancer les téléphones par terre, de rage. 
Mais on va me rétorquer que le réseau de Swisscom est tout à fait performant, que la couverture est presque maximale et que le consommateur suisse est privilégié.

Moi privilégiée? Sans doute... et encore plus pendant la saisons des festivals.

Tout le monde me demande si je vais ici ou là, écouter Machin ou Truc. Ma réponse est invariable. Non, je n'y vais pas. Je n'ai pas pris les billets dans les temps, je n'ai plus envie de rester devant mon écran pendant des heures pour trouver un misérable billet pour une soirée qui ne m'intéresserait absolument pas avec Guetta aux platines ou Ducon au micro.

Mais je vis la saison des festivals autrement, intensément, avec passion. 

Ma voisine trois balcons plus loin doit avoir un forfait illimité Swisscom. Swiss Conne Mobile téléphone dehors sur son balcon pour l'ensemble de l'immeuble. Comme elle est mobile, elle se déplace en rond et distille ses commentaires à la ronde. On apprend alors que "c'était trop bien au Montreux", que "Grégoire était trop cool" et qu'elle a encore trois semaines de vacances. A 23heures le soir, je dois dire que je n'en ai absolument rien à battre de ces jérémiades. Cela perturbe le dialogue de Derek et Meredith dans Grey's Anatomy.

C'est aussi la saison des festivals sur une terrasse un peu plus près. C'est le festival de la saucisse. On grille des saucisses dehors alors que c'est interdit par la gérance. "Non mais allô quoi, t'as une terrasse et tu pourrais pas y faire griller tes saucisses qui puent?". Les bouteilles s'entrechoquent, les voix montent, l'alcool coule à flots, merci les voisins, c'était jusqu'à jeudi matin à 3h00. Moi je me levais à 6h30.

Un peu plus loin, c'est festival de musique électro, Ducon la Joie s'éclate au milieu de son salon, les fenêtres ouvertes, à faire supporter à tout le monde sa musique de dégénéré. 

Ce qui est malheureux dans tout cela, c'est que la saison des festivals, c'est bien. La boue, la pluie, la poussière au Paléo, j'ai vécu. J'ai mangé asiatique, j'ai ingurgité les maraconis du chalet à plus de 30 degrés en plein soleil, je me suis roulée par terre dans la poussière, j'ai hurlé au concert de Rammstein. Mais c'était dans l'enceinte du festival.

Là, j'ai l'impression que c'est festival tout le temps, quand je rentre du boulot, quand je mange le soir, quand j'essaie de m'endormir, quand je me réveille en sursaut car c'est festival de vaisselle cassée en plein milieu de la nuit.

Alors oui, je crois que je commence à en avoir marre de la Swiss Conne qui hurle dans son téléphone, des saucisses qui grésillent à côté et de la musique de con du voisin de l'autre côté.

Mesdames et Messieurs, il y a en qui bossent le lendemain. Merci pour eux. 


vendredi 21 juin 2013

Solstice d'été




Dans six mois, c'est Noël.
Et les jours commencent à décroître dès demain.

C'est ce qu'on appelle le solstice d'été. Doublé de la fête de la musique avec des artistes improbables sur des scènes éphémères et des gens bourrés à la bière à tous les coins de rue.

Il me reste 6 mois pour faire mes cadeaux de Noël.

Mais j'ai déjà commandé au Père Noël plusieurs "petites choses":
- un petit séjour à Damas pour visiter les ruines de la vieille ville et... de la ville moderne
- un abonnement "Caipirinha à gogo" sur une terrasse suisse pendant la Coupe du Monde de foot (si elle a lieu)
- une visite de la tour de télévision à Athènes
- un tour organisé en Russie avec Depardieu comme guide
- un compte en banque bien fourni à l'UBS
- un sac à main comme celui que Paris Hilton vient d'acheter
- un bon pour une visite de la station Mir
- un parapluie en fonte qui ne se retourne pas quand il vente et qu'il me tombe des grêlons dessus
- une paix royale... dans mon bureau
- l'implatation de neurones dans le cerveau de quelques mâles (je ne vise personne mais...)
- l'élimination définitive des acariens
- l'annulation à la newsletter "famille-royale-Kate-William-et-la-couleur-du-chapeau-de-la-reine-mère"
- un Gripen en plastique pour faire joujou dans mon bain
- un cours de tennis avec Federer
- une paire de santiags pour appliquer la podoculthérapie à grande échelle
- un robot qui fait le ménage ou si ce n'est pas possible, un bel étalon qui passe l'aspirateur, qui enlève la poussière, qui fasse la cuisine, qui récure la baignoire et qui fasse encore plein de choses sympas que je tairai car il y a peut-être des enfants qui lisent ce blog
- une mode moins dégueulasse chez H&M (suppression des fringues jaune canari, éradication des pantalons Skin...)
- la résurrection de Kurt Cobain  et de Freddie Mercury car Justin Timberlake me gave
- des mains plus grandes pour jouer du Rachmaninoff
- la peau de Christian Constantin

etc... etc...

et surtout, surtout, un aspirateur à cons plus performant...
Bon été à toutes et tous.



vendredi 14 juin 2013

A vous les studios

Lu aujourd'hui dans la presse grecque que je décortique tous les matins afin de me faire une idée précise de la situation.

"Le journaliste phare, présentateur du TJ de la chaîne publique ERT, Monsieur Φρειδερίκος, s'est suicidé sur le plateau de télévision après un dernier tour de l'actualité grecque. Voici sa dernière présentation que nous avons voulu vous transmettre, afin que son nom reste gravé dans toutes les mémoires, héros bien malgré lui de cette tragédie grecque.
Voici:

"Quelques nouvelles du jour.
Le pouvoir d'achat des compatriotes chute encore, les infrastructures des JO de 2004 tombent en ruine (normal tout le pays est une ruine depuis très très longtemps), les touristes ne viennent plus, l'ouzo est dégueulasse, la feta se vend mal, il fait 40 degrés dans le bureau, la climatisation est en panne (elle n'a jamais fonctionné je crois), les moutons de mon ami Αδριανός n'ont plus d'herbe à brouter, il ne pleut plus depuis longtemps, Papy Θεοδώριχος n'a pas pu se faire soigner l'autre jour à l'hôpital, ils vont donc lui couper la jambe, c'est plus radical et ça coûte moins cher, bref, tout va mal. Et je n'arrive plus à dormir tranquille durant ma sieste de l'après-midi.
Ma femme m'a quittée pour vivre avec un armateur, mes enfants refusent de me parler, mon chat est mort hier soir, il est tombé du toit et patatra, je suis sous antidépresseurs, je n'en peux plus, je veux mourir, il fait trop chaud, j'en ai marre. Cette vie m'est devenue insupportable.

Mesdames et Messieurs, c'était ma dernière présentation du TJ.
Je rends l'antenne, pour la dernière fois."

Il a alors sorti un pistolet et s'est tiré une balle, tout simplement. 
L'écran de télévision est devenu noir, définitivement. 

Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii"


Vous l'avouerez, cela fait froid dans le dos. 
A vous les studios. 







vendredi 7 juin 2013

Guerre ouverte contre la sinistrose




La semaine a été bien chargée. Comme d'habitude. Des clients râleurs, des responsables râleurs, des gens râleurs dans tous les coins.
Rien ne va, si ce n'est que le soleil pointe enfin le bout de son nez et que les températures deviennent plus agréables.

Mais tout est toujours matière à râler. L'autre jour, je me suis retrouvée coincée dans le métro le nez sous les aisselles d'un gros bonhomme qui transpirait comme un bœuf. S'il avait fait moins chaud et si la direction des transports publics avait enclenché la climatisation dans la rame, j'aurais été plus à l'aise et le gros bonhomme aussi sans doute.

Je suis allée boire une bière sur une terrasse un soir de cette semaine. Une belle terrasse, une des plus belles de la ville, un bar lounge dans lequel il faut débourser une certaine somme pour s'hydrater. Mais quelle surprise de voir que le service ne se faisait pas en terrasse et qu'il fallait s'adresser au bar. Là aussi, une mauvaise humeur m'a envahie et j'ai râlé dans la barbe que je n'ai pas. Au prix où est la bière, la serveuse n'avait qu'à bouger son arrière-train pour prendre la commande et venir servir les clients au lieu de pérorer derrière le bar telle une pimbêche.

Ce matin, j'ai encore râlé contre la voisine du dessus qui marche comme un éléphant alors qu'elle ressemble plutôt à une gazelle.

J'ai aussi pesté contre mon modem qui a rendu l'âme vendredi passé à 08h01 et 30 secondes. Il est mort sans rien dire, sans m'avertir. Trois jours sans connexion internet! Quelle affaire, quel stress! J'ai crû que j'allais mourir.

A bien y réfléchir, je fais comme tout le monde ou tout le monde fait comme moi. On râle pour tout, sur tout, de tout. On s'insurge contre des petites choses, on se plaint continuellement, on n'est JAMAIS content.

Les voisins font du bruit, le métro est surchargé, la bière coûte cher en terrasse, le soleil tape trop fort, on n'a pas eu de printemps, nos dirigeants sont des cons, Federer a perdu, Stan aussi, les factures s'accumulent, le salaire n'augmente pas, c'est la crise, Evelyne se courbe devant les Américains, Barack met tous ses citoyens sur écoute, il pleut des cordes en Hongrie, le concierge n'a pas nettoyé la buanderie, il y a de mauvaises herbes sur la terrasse, l'appartement est trop petit, le conjoint ne fait jamais le ménage, etc.
Et pourtant!!
Ne peut-on voir une fois ce qui est positif?

Il me semble que les médias participent allègrement à cette sorte de sinistrose qui s'installe. On ne parle que de meurtres, des défilés dans les rues, de mécontents de ci ou de ça, d'un président pantin, de banques pas honnêtes, de citoyens qui cassent tous dans les rues et j'en passe et des meilleurs.
Je pense que chaque journaliste a un devoir d'informations et qu'il doit relayer au grand public ce qui se passe dans le monde mais ne pourrait-il pas également faire ressortir quelques nouvelles positives qui nous remettraient le moral en place et nous empêcheraient de tout voir en noir? Dans le même ordre d'idées, chaque citoyen doit avoir un esprit critique qui lui permet d'évoluer dans la Cité et d’œuvrer pour le bien de tous mais il lui appartient également de voir les points positifs de son existence et de faire en sorte de les améliorer dans un sens constructif.

Je m'insurge contre cette ambiance qui nous assaille. Elle me pèse et me tire parfois le moral sous les chaussettes. Heureusement, on va pouvoir sortir les tongues et ne plus porter de chaussettes pendant quelques jours. 

Il y a eu de tous temps des périodes difficiles et ce n'est pas plus pire maintenant qu'avant. Ce qui est plus difficile à gérer, c'est qu'avec la mondialisation de l'information, les réseaux sociaux, l'information tout de suite, on sait tout sur tout et très rapidement. Je n'ai pas eu le temps hier de rentrer à la maison et d'ouvrir mon frigo pour y prendre une bière que je savais déjà que la fille de M. Jackson avait fait une tentative de suicide. C'est triste pour elle mais je ne peux rien y faire. Et j'ai bu ma bière dans mon fauteuil. Je me suis même empiffrée par la suite avec une bonne glace Mövenpick.

Comme on dit par ici quand on rencontre quelqu'un: "ça va ou bien?"

Et bien oui, ça ne va pas trop mal. Je suis vivante, j'ai un nouveau modem, j'ai un appartement, j'ai un peu d'argent, je peux boire des bières en terrasse et il y a pire que ma situation. Je ne suis pas en Syrie, je ne suis pas un ours blanc en Arctique, je ne suis pas sans-abri, je ne suis pas en prison, j'ai un compte à l'UBS et je ne fraude pas, j'ai un ours en peluche sympa, j'ai des amis sûrs, je dois encore 1000 balles à l'Etat de Vaud et surtout, surtout, je peux chanter sous ma douche! Et puis visiter les blogs des copains c'est sympathique aussi. On y apprend que Claude a eu un peu de soleil, que Bergson a rencontré un cheval, que Marie-Marguerite marche dans Paris, que la dame du Nord visite des églises ouvertes le dimanche, que notre Cergie est heureuse grand-mère et boit des chocolats chauds quand il est froid, que Solange se balade parmi les fleurs qui poussent et que notre ami Jackss arrive dans un coin de pays merveilleux. Alors oui, il y a plein de choses positives. Thérèse prend même plaisir à photographier des araignées et Fifi se roule par terre pour prendre des fleurs en photo. 

Je déclare la guerre ouverte contre la sinistrose et merde aux râleurs professionnels, ils me gavent.