dimanche 27 avril 2014

Fous ta cagoule et va jouer au ballon




Dans quelques semaines, le monde entier aura les yeux rivés sur les stades brésiliens. A l'intérieur de ces édifices gigantesques qui auront coûté des dizaines de milliers d'euros à la population et au gouvernement se trémousseront des stars rémunérées de manière indécente pour courir après un vulgaire ballon rond.
La coupe du monde de football débutera le 12 juin et se terminera si tout se déroule comme prévu le 13 juillet.

Ce sera l'occasion de boire de la bière en rotant devant la télévision, de se gratter les roupettes avec les copains vautrés sur le canapé, de vivre ensemble des heures folles en supportant nos équipes nationales, de faire des paris débiles et de voir des foules en délire se trémousser au rythme de la samba dans les stades brésiliens. Les bistrots prépareront des caipirinhas dégueulasses et mettront des écrans géants pour appâter les consommateurs. Les patrons verront arriver le lendemain des employés hagards qui auront fêté toute la nuit les prouesses de leurs stars en culotte courte.

Pour les plus chanceux dont je fais partie, habitant dans le centre des grandes agglomérations de ce pays, on dégustera jusqu'à une heure avancée de la nuit les crétins qui circuleront au volant de leur bagnole en klaxonnant pour fêter la victoire de leur équipe. Il y aura les Espagnols, les Portugais, peut-être quelques Français et puis bien sûr les Suisses si la Nati arrive déjà à bout de l'Equateur le 15 juin prochain. Les Anglais resteront confinés dans les pub à boire de la bière en gueulant comme des bœufs et les Allemands feront des grillades sur leurs terrasses en criant: "Hop Deutschland!"

Depuis quelques semaines, les binettes des membres de l'équipe nationale  s'affichent partout. On connaît les malheurs de chacun d'eux au point que leurs souffrances deviennent les nôtres. On arrête de respirer quand on apprend que Shaquiri est blessé et on reprend des couleurs quand il rassure ses fans sur son état de santé à 60 jours du premier match de la Nati. On boit plus de Coca Cola, partenaire officiel de la FIFA, du coup on a plus de gaz dans l'estomac que l'on doit évacuer bruyamment soit par-devant, soit par derrière. Les vignettes Panini sont échangées dans les cours de récréation par des hordes d'écoliers hystériques. On s'étiole de chagrin après avoir appris que Wölfli ait annoncé son désistement pour la compétition et le sélectionneur Hitzfeld sera bientôt canonisé par notre bon pape François à la royale abbaye de Saint-Maurice.

Promis, le temps de la compétition, j'enfilerai mes chaussettes rouges et mon string avec la croix suisse imprimée sur la ficelle pour aller bosser et je jure que j'apprendrai enfin les paroles de la deuxième strophe de l'hymne national pour ne pas avoir besoin de faire lalalala lors de la partie officielle précédant les matchs de la Nati.

La police a promis qu'elle endiguerait le flot des imbéciles qui manifesteront sans tambour mais avec trompette en actionnant avec frénésie leur klaxon. Elle proclamait déjà cela il y a 4 ans en arrière mais les débordements ont quand même eu lieu en ville. L'hystérie collective prendra le pas sur l'individu lambda qui souhaite simplement qu'on lui foute la paix, préférant les matchs de tennis, les descentes de ski ou alors rien du tout de tout cela.
 
On peut se demander pourquoi les fans ne sortent pas à chaque victoire de Federer ou Wavrinka pour faire tutututututututut pendant des heures dans les rues. On me répondra peut-être que le foot, c'est un sport plus populaire qui draine les foules et déchaîne les passions. Un ballon rond, c'est plus fédérateur qu'une balle jaune. Ou alors peut-être que les fans de foot sont plus débiles que les fans d'autres sports.

Ceci est une hypothèse qui mérite qu'on s'y attarde quelque peu.

Les fans de foot suisses ont déjà vécu la grand messe de la finale de la Coupe de Suisse qui s'est jouée dans la capitale le 21 avril dernier. Cette année, c'était un duel entre Suisses allemands, FC Bâle contre FC Zurich. Zurich l'a emporté après prolongation contre Bâle qui pourtant était donné comme favori suite à sa carrière plus que respectable au niveau international. Pourtant, alors que le football est considéré par beaucoup comme l'opium du peuple, une maigre assistance a salué l'exploit des vainqueurs. Mais là ne réside pas mon étonnement.

Au prix d'un important déploiement de forces et de mesures préventives, la police bernoise a pu heureusement empêcher toute confrontation "majeure" entre fans zurichois et bâlois lors de la finale.
Seulement, ce qui devait être la fête du sport en ce lendemain de Pâques dérive en une lamentable démonstration de crétins casseurs dans les rues de la capitale et a fait la une du journal télévisé le soir même. Ainsi, les dégâts matériels en ville de Berne ont été nombreux et quarante-cinq personnes ont été interpellées.

Pourtant, la direction de la sécurité bernoise a eu d'intenses pourparlers avec l'association suisse de football afin de préparer la manifestation. Un parcours a été choisi pour endiguer le flots des supporters entre la gare ferroviaire et le stade. La police a sorti les gaz lacrymogène et les chiens policiers ont joué avec des balles en caoutchouc. Mais cela n'a pas suffit à empêcher les actes de vandalisme. En effet, des blaireaux cagoulés s'en sont pris aux vitrines des magasins et d'autres dégâts sur la voie publique ont été constatés. Capuchon sur la tête, entre 150 et 200 Hooligans ont fait les pitres et le car des joueurs bâlois a même été caillassé à son arrivée au stade.

Magnifique! Quelle belle démonstration d'incivilité et surtout d'imbécilité. Le résultat des courses, c'est que les autorités de la ville de Berne ne veulent plus accueillir cette joute sportive à l'avenir sous prétexte que les clubs n'arrivent pas à discipliner leurs supporters. La fête du sport est définitivement ternie.

Me revient alors le titre phare de Fatal Bazooka "Fous ta cagoule" ainsi que ses paroles mythiques que tout le monde chante l'hiver venu:

"Fous ta cagoule !
Fous ta cagoule !
Ou t'auras froid, t'auras les glandes, t'auras les boules
Fous ta cagoule, ouais !"

A Berne le 21 avril 2014, il ne faisait pas si frisquet, c'était le printemps même si la météo était plutôt capricieuse et pourtant de sombres petits cons, se croyant peut-être au Pôle Nord, se sont dit que ce serait cool de foutre leur cagoule afin de casser, piétiner, insulter et narguer. Et c'est bien plutôt la police bernoise et les victimes des déprédations qui ont eu les boules devant le spectacle déplorable laissé par les casseurs.

J'ose imaginer pourtant que la majorité des fans de foot sont plus intelligents que les capuchonés que j'ai vus à la télévision et sont porteurs encore de quelques neurones. J'espère également que les Brésiliens ne verront pas débarquer des Hooligans dans leurs rues. Mais pour ceux qui arriveront à passer à travers les mailles du filet de sécurité, cela va leur être difficile de garder une cagoule sur la tronche pour aller faire les pitres autour des stades, dans les rues et dans les favelas brésiliens.

En effet, la température sera nettement plus élevée sur le continent sud-américain que dans la capitale suisse en avril. Et on le sait bien: au Brésil, pendant les grandes fêtes et le Carnaval en particulier, on s'habille le moins possible, on se plante une plume dans le postérieur, on enfile un string, on se couvre de paillettes pour cacher ce qu'on ne saurait voir et on déambule dans les rues en branlant ses fesses sur un rythme endiablé. Pas question d'avoir une cagoule sur la tête, ça donne un air blaireau, ça tient chaud et ce n'est pas du tout sexy!

Avoir une cagoule sur la tête peut expliquer peut-être la bêtise crasse de ces casseurs du 21 avril. Une cagoule, ça donne chaud à la tête et le dégagement de la chaleur peut entraîner la fonte des neurones voire leur disparition fatale, ce qui entraîne à très court terme une prise de décision complètement faussée de la réalité et provoque des débordements sur la voie publique. On estime alors qu'il est normal de tout "péter" autour de soi, de se défouler et de faire des bras d'honneur aux forces de l'ordre. C'est l'occasion rêvée de se donner en spectacle une fois dans l'année, d'échapper à un quotidien morne et de casser les vitrines des bijoutiers suisses qui vendent des Tissot hors de prix aux richissimes nababs de pays lointains.

Il serait pourtant dommage qu'à cause d'un groupuscule de blaireaux cagoulés, les autorités sportives doivent édicter des règles de plus en plus sévères afin de canaliser les éventuels excès de frénésie: interdiction de boire de l'alcool dans les stades et dans les environs, interdiction de manger des saucisses grasses avec les doigts et de se mettre de la mayonnaise sur le maillot de foot aux couleurs nationales, prohibition des tambours et des trompettes en si bémol dans les rangs de la fanfare du club des fans, disparition des chapeaux débiles et autres maquillages affreux, présence de chiens très méchants et policiers baveux (ou l'inverse) en force dans les stades. Et pourtant, on y est presque, en tous les cas pour certains points. Et cela donne matière à réflexion: à cause d'une minorité, on impose à la majorité des règles de plus en plus strictes, dans le sport comme dans d'autres domaines.

C'est décidé, à la prochaine victoire de Federer ou de Wavrinka, ou alors de celle plus improbable de Didier Défago, je descends dans la rue cagoulée après avoir avalé un litre de Carlsberg, je mets une vuvuzela dans la pot d'échappement de ma bagnole, j'appuie sur le champignon, j'actionne le klaxon et je fonce dans les vitrines de l'UBS ou du Crédit Suisse. Cela fera un peu de ménage et me permettra de me défouler les nerfs parce que MOI AUSSI J'AI UNE VIE STRESSANTE, J'AI BESOIN D'EXUTOIRE, JE VEUX FOUTRE LE BRONX, J'AI ENVIE DE PETER LES PLOMBS. EN RESUME, J'AI ENVIE DE NIQUER LA POLICE ET DE MORDRE UN CHIEN POLICIER (ou l'inverse), JE VEUX DEGUEULER SUR LES RICHES, LES GOUVERNEMENTS ET CEUX QUI NE ME COMPRENNENT PAS.

Je serai la reine du monde le temps d'un instant. Darius parlera de moi au TJ du soir et je ferai enfin le buzz sur la Toile. Et peut-être même que la Suisse sera championne du monde!
 
Vive le sport!


© Dédé Avril 2014

 

samedi 12 avril 2014

Bande de cons-sommateurs!

Quelques fleurs pour  égayer un propos désabusé


Le printemps 2014 a été précoce.

Dès la mi-mars, sous nos latitudes, la nature a repris son rythme de croissance. Jonquilles, tulipes et autres merveilles de la nature ravivent nos yeux.
 
Tout le monde se réjouit. Les restaurateurs sortent les tables sur les terrasses mais n'ont pas le personnel suffisant pour contenter les clients, (j'ai dû attendre plus de 20 minutes pour commander ma pizza l'autre jour à Genève), la populace se précipite au bord du lac pour aller s'y promener et les stations d'hiver tirent la tronche car la saison n'a pas été des plus phénoménales: pas assez de neige à Noël, des précipitations soutenues pendant les fins de semaine, des installations bloquées à cause des mauvaises conditions climatiques et des vacances de Pâques tard en avril, ce qui a pour conséquence le départ des touristes plutôt en bord de mer que sur nos cimes dégarnies.

De toutes façons, vous l'aurez remarqué, les professionnels du tourisme ne sont jamais contents: il y a toujours quelque chose qui ne convient pas et on se lamente à longueur de saison touristique. Les stations de montagne devraient plutôt se mettre à réfléchir à comment attirer le touriste quand il y a moins de neige à Noël. Au lieu de cela, on met des canons à neige partout et les athlètes des Jeux Olympiques d'hiver à Sotchi ont sorti des combinaisons à manches courtes pour certaines compétitions. (on a pu voir ainsi les beaux muscles de Dario Cologna sur ses skis de fond)

Il faut bien l'admettre: le rythme des saisons change. Et nous devons en prendre acte.
 
J'ai ainsi appris que près d'un quart des espèces européennes de bourdons sont menacées d'extinction du fait surtout du changement climatique et de l'intensification de l'agriculture. Ainsi le Bombus fragrans (non il ne s'agit pas d'un avion à réaction mais bien d'un bourdon) vrombissant au-dessus des fleurs est gravement menacée dans l'Est de l'Europe alors que la grosse teigne Poutine est toujours au taquet près de la frontière ukrainienne. Les bourdons, comme d'autres pollinisateurs, ont un rôle essentiel dans la production alimentaire. La pollinisation d'une grande majorité d'espèces sauvages et d'espèces cultivées, comme les tomates et les poivrons, permet non seulement à ces espèces de se reproduire mais aussi d'améliorer le rendement des récoltes. Leur disparition n'est donc pas sans conséquence, comme celle des abeilles.

J'ai également appris que  l'année dernière, caractérisée par de nombreux phénomènes climatiques extrêmes, a été la sixième année la plus chaude depuis le début des observations faites par l'Organisation météorologique mondiale. On a également observé que le début de l'année 2014 a été chaotique pour certaines régions d'Angleterre et de France balayées par des vents violents pendant que plusieurs régions des Etats-Unis se gelaient le pompon. Les caprices de la météo seraient dus au réchauffement climatique selon certains scientifiques.

J'ai également lu que l'Australie va connaître une augmentation des jours de chaleur extrême et un allongement de la saison des feux de brousse au fur et à mesure que les gaz à effet de serre poussent les températures à la hausse. Les kangourous apprendront à se balader avec une lance à incendie dans le dos et les aborigènes mettront des combinaisons de pompiers pour faire la danse de la pluie qui ne viendra pas.

On assiste même à un nouveau phénomène. Après les réfugiées économiques qui coulent en Méditerranée sur des radeaux de fortune apparaissent les réfugiées climatiques. Des îles de l'Océan pacifique disparaissent sous les flot et des villages entiers sont rayés de la carte provoquant un afflux de population en Australie par exemple, la même Australie qui va cramer et crever de chaud dans un proche avenir.

Tout cela devrait nous faire réfléchir. Même si l'Homme ne peut être tenu responsable de toutes les frasques de la nature, il est à l'origine de certains phénomènes et non des moindres.
 
Nos gouvernements nous vantent les mérites du développement durable, la consommation de produits locaux, les économies d'énergie et l'utilisation des transports publics. On plante des éoliennes dans nos potagers et on fabrique des véhicules électriques.  Le citoyen fait mine d'être responsable, trie ses déchets et devise au sujet des énergies renouvelables. Les politiques réfléchissent à la diminution de certains gaz, améliorent l'offre des transports publics et mettent des taxes pour inciter les honnêtes gens à consommer plus intelligemment. On se croirait presque dans une société parfaite.
Que nenni!

Les grandes enseignes de la distribution continuent de pousser les consommateurs à manger des produits qui ne viennent pas de chez nous. En effet, quelle ne fut pas ma surprise, occupée à faire mes courses dans les rayons de la Coop, de trouver des asperges provenant... du Pérou.
 
J'ai regardé attentivement l'étiquette et j'ai reposé la barquette en rayon. A côté des dames blanches et fines trônaient les fameuses fraises espagnoles, celles qui n'ont aucun goût et qui sont cueillies par des esclaves marocains.
Alors que j'étais venue faire mes courses à pieds, ayant jeté auparavant mes bouteilles de pet à l'endroit dévolu à cet effet et que j'avais consciencieusement dit bonjour au gérant du magasin, on me propose des asperges péruviennes alors que le Valais en produit, certes plus chères mais bien plus proches.
 
Avant de commencer mes emplettes alimentaires, j'avais la pêche et puis soudain je me suis dit qu'on me prenait vraiment pour une bonne poire. Je suis alors devenue rouge de colère comme une tomate puis blanche comme une endive puis j'ai hurlé intérieurement. Ces émotions intenses m'ont presque fait tomber dans les pommes.
 
On nous prend vraiment pour des imbéciles. Non seulement ces pauvres asperges sont venues de très loin pour se faire croquer par des consommateurs suisses, provoquant des nuisances sur l'environnement rien que par leur transport mais en plus de cela, elles ont pour conséquences des désastres écologiques et humanitaires dans leur pays de cueillette.

En effet, l’ONG britannique Progressio s’est intéressée à l’état des nappes phréatiques dans la vallée péruvienne d’Ica, haut lieu de la production d’asperges. Son rapport relève qu’un pompage massif pour cette culture importante pour le développement économique de la région a conduit à un tarissement de puits. Dans certains coins de la vallée, la baisse du niveau des nappes atteindrait huit mètres par an. Du coup, l’eau serait rationnée dans certains villages, parfois à un niveau de 10 litres par jour et par personne, cinq fois moins que ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé. Trois cent mille personnes seraient menacées par la pénurie d’eau douce.
Et pendant ce temps-là, les consommateurs suisses vont manger des asperges durant le WE pascal avec une bonne mayonnaise, s'extasiant la bouche pleine et la conscience tranquille sur ce beau printemps.

Non vraiment, je ne comprends pas les contradictions qui nous entourent. On se fait presser comme des citrons pour certaines taxes environnementales, on n'a plus un radis à la fin du mois, on est des bonnes poires pendant que nos gouvernements ont un pois chiche dans la tête. Mais le printemps est si beau.

Certains me répondront que tout ça, ce ne sont pas mes oignons mais je me dis pourtant qu'attendre les asperges valaisannes, cela ne semble pourtant... pas le Pérou.

A bon entendeur bande de cons-sommateurs!


© Dédé Avril 2014

lundi 24 mars 2014

Plouf...

Connaissez-vous le gag de "Flip Flap la girafe"?  Non? Et bien je vais le raconter pour les ignorants. Il était une fois une girafe dans la savane africaine. Elle déambulait tranquillement en ingurgitant quelques feuilles vertes au sommet des grands arbres. Surgit alors un hélicoptère volant à basse altitude et... Flip Flap la girafe. Décapitée par les pales de l'engin et tenant à peine sur ses quatre pattes. Triste destin.

Aujourd'hui, il y a une nouvelle histoire à raconter. Il était une fois un avion, un MH370 avec une majorité de Chinois à son bord et "Plouf l'avion" dans l'océan indien.

Voir les familles des disparus à la télévision m'a étreint les tripes ce soir. On peut se demander s'il vaut mieux se faire bouffer par les vers lorsqu'on est enterré ou alors se faire sucer les doigts de pied par les poissons. N'empêche, la nouvelle est terrible.  Le cynisme m'envahit mais on va enfin pouvoir faire son deuil de tous ces Chinois. C'est peut-être mieux ainsi que d'être encore baladé pendant des semaines par des théories expliquant la disparition de l'avion toutes plus loufoques les unes que les autres.

Il n'y a pas que ce plouf dans l'océan qui m'affecte ce soir. Il y a également le plouf de la politique française lors du premier tour des élections municipales.

Ce que j'ai entendu des abstentionnistes me laisse songeuse. "Je ne vais pas voter, les politiciens sont tous des menteurs." Et plouf la démocratie et le peuple souverain. Liberté, Egalité et Fraternité.  Marine la blondasse jubile sur les plateaux de télévision avec sa voix rocailleuse et insupportable. On en devient presque écœuré rien que d'entendre ces théories nationalistes foireuses et on se demande ce que va devenir la devise de la République française dans les prochains mois à venir.

Mais quand on voit le spectacle auquel se sont livrées les vedettes au sommet  les dernières semaines, on peut comprendre le ras-le-bol des citoyens français et la poussée du Front national.

Le président est incapable de gérer son pays et de tenir les promesses de sa campagne. Résonnent encore à mes oreilles son leitmotiv lors du débat télévisé avec son ennemi Sarkozy: "Moi Président, je ferai ci et je ferai ça".
"Moi Président" n'a pas fait grand-chose et son gouvernement non plus. Au contraire, ils s'enlisent dans des scandales sans nom et affichent une mollesse et une bêtise qui font frémir le reste des élites européennes. L'Elysée prend la forme d'un immense chapiteau et ceux qui y évoluent ont tout l'air de clowns fantasques. Ne leur manque plus qu'un nez rouge au milieu de leur figure. L'accessoire serait d'ailleurs tout à fait seyant dans la panoplie de spectacle de "Moi Président".

Quant au nain et sa chanteuse écervelée à voix de feutrine , ils seraient écoutés à leur insu. Scandale! Le sir a le beau rôle en invectivant la justice et en la comparant aux activités de la Stasi. On en ri tant il en est ridicule. Il gesticule et fulmine de sa voix de fausset mais qu'en est-il de tous les scandales dans lesquels il a baigné?

Plouf la politique française qui n'en finit pas de se donner en spectacle: des socialistes qui virent à droite, gauche caviar insipide et fantasque;  une UMP qui a la fâcheuse tendance à s'approprier quelques thèses du Front national et une blonde roquet qui dégueule sur ces sales étrangers responsables de tous les maux.

Il n'y a donc guère de surprise à avoir en ce lendemain d'élections. Marine tire simplement son épingle du jeu, profitant du lamentable cirque des fantoches à gauche comme à droite. Heureusement ou malheureusement, on sourit devant l'émotion non maîtrisée de Bayrou devant ses partisans.

Rassurez-vous, la Suisse ne vaut pas mieux que la France. Les partis de gauche et de droite sont incapables de comprendre les inquiétudes du petit peuple et cette apathie crasse fait le jeu de l'Union démocratique du centre. Soudain, le lendemain du 9 février, la Suisse se réveille avec une gueule de bois après la votation sur l'immigration de masse.

Tel un touriste chinois qui flotte dans l'habitacle du MH370, les citoyens nagent dans l'indécision et le ras-le-bol face à des élites dirigeantes qui ne savent même plus se diriger elles-mêmes.

Et plouf la belle idée de la démocratie. Si l'acte citoyen d'aller voter pour élire les dirigeants qu'on souhaiterait éclairés afin de gouverner la Cité se vide de son sens et devient une idée exsangue pour le peuple, que doit-on envisager pour l'avenir de nos pays?

Il y a de quoi se poser des questions et réfléchir sérieusement. L'abstentionnisme ne devrait pas devenir la norme d'un peuple désabusé, ayant perdu confiance dans ses autorités.

Je ne suis pas sûre que le Front national ou l'Union démocratique du centre  soient plus capables de conduire nos pays et de faire en sorte que la liberté, l'égalité et la fraternité soient toujours les ciments de nos démocraties. La peur de l'Autre, le repli sur soi-même n'ont mené à rien... l'analyse du passé pas si lointain que cela devrait nous le rappeler. Et un regard à l'Est devrait également nous faire réfléchir. L'équilibre de nos sociétés est précaire et mérite notre engagement en tant que citoyen. Il exige également de nos dirigeants une plus grande clairvoyance et intelligence afin d'œuvrer pour le bien de la Polis.

Je n'ai guère envie que mes idéaux de société fassent comme un avion: plouf dans le mépris le plus total des libertés humaines et de l'égalité entre les Hommes.

Ce soir, je suis plongée (plouf) dans des réflexions saumâtres. Demain est un autre jour ou alors demain est un autre aujourd'hui. L'avenir me le dira. En attendant, je vais m'acheter une bouée de sauvetage super performante pour mon prochain "voyage-croisière" en avion.


jeudi 23 janvier 2014

Un monde fou

Occupée à méditer sur les méandres du fonctionnement humain, j'ai retenu quelques petits événements désopilants qui me font penser que le monde est devenu fou.

- Des tas de mecs en cravate et quelques dames en tailleur se réunissent pour discuter de l'avenir de la Syrie. La conférence s'intitule pompeusement "Genève 2" alors qu'elle se déroule à Montreux.
Je suis contente, les grands pontes auront la vue sur les Dents-du-Midi dans le lointain et peut-être qu'ils en seront inspirés. Mais j'en doute. Avoir les pieds dans le lac Léman et la vue sur les Alpes suisses et françaises ne fera pas avancer les choses. Cela va juste coûter quelques gros sous à la Confédération car il faut une armée de malabars afin de sécuriser le périmètre de la conférence. En effet, les diplomates ne doivent pas recevoir des missiles dans la figure ou des tomates pourries sur leurs costards bien repassés. On espère qu'entre deux palabres, ils visiteront le mythique château de Chillon et goûteront un bon verre de la Demoiselle de mon pote vigneron Jean-Daniel. Pendant ce temps-là, les Syriens continuent à tomber comme des mouches. Mais un de plus ou un de moins, ce n'est pas si grave. On a arrêté de compter les morts là-bas, c'est trop déprimant. 

- La Coupe du monde de foot de 2022 se déroulera peut-être en hiver car il fait trop chaud en été au Qatar. Il paraît que les températures peuvent monter jusqu'à 40 degrés et ce même à l'ombre. Les pauvres crétins en culottes courtes qui courent après un ballon ne peuvent supporter de telles conditions. De la cocaïne et quelques prostituées de luxe pourraient rafraîchir le tableau caniculaire mais passer des suites royales climatisées à des terrains de foot suant en plein soleil, cela risque de provoquer quelques malaises aux joueurs qui ne sont pas forgés comme des sportifs de l'extrême. A moins que mon compatriote, grand gourou de la FIFA, ne décide d'équiper les joueurs de culottes réfrigérantes. Givré comme il est, il pourrait en être capable.
Et puis il s'agit également de penser aux spectateurs installés dans les immenses stades construits exprès pour l'occasion. La bière se réchauffe vite en plein soleil et tout le monde sait que la bière chaude, ce n'est pas très agréable. Il faut donc que le doux breuvage reste frais pour que la fête soit belle.
Et pour les autres qui n'auront pas l'occasion d'aller visiter ce pays richissime et payer des prix de fous pour des chambres dans de grands hôtels de luxe (les auberges de jeunesse n'existent pas là-bas), ils ne se rendront pas à la place de la Navigation à Ouchy pour visionner la fête sur grand écran en sirotant des litres de bière. Ils se réchaufferont les doigts autour d'un verre de vin chaud en s'agglutinant autour de la télévision dans le stand d'Amédée vendant des babioles au marché de Noël à Saint-François.
Quant à ceux qui construisent les stades et toutes les infrastructures inhérentes à ce genre de manifestation, on s'en tape franchement de connaître les conditions désastreuses dans lesquelles ils travaillent et suent. S'il fait trop chaud sur les chantiers, ce n'est pas trop grave. Un Népalais qui tombe la tête la première dans sa brouette, foudroyé par une crise cardiaque et un épuisement total, cela n'indisposera pas outre mesure le président de la FIFA. La coke aura toujours le même goût et le champagne sera toujours au frais. Et un Népalais en cache un autre, c'est bien connu.

- Les Jeux olympiques de Sotchi vont bientôt débuter. Notre bien-aimé camarade Poutine fera un beau discours devant des centaines de millions de spectateurs et de téléspectateurs. On oubliera le temps des compétitions l'anarchie qui règne dans le pays et les millions dépensés inutilement pour cette grand-messe du sport. Finalement, les droits de l'homme et de la femme, ce n'est pas si important. Si Didier Défago gagne la descente, on fera une grosse noce à Morgins pour fêter l'événement (peu probable, il skie un peu comme une patate ces temps-ci...) et tant pis pour les opposants au régime du petit dictateur. Et ce n'est pas non plus la fin du monde si les habitants des environs de Sotchi ont vu leur quotidien dévasté par les ballets de camions venus en renfort sur les chantiers gigantesques. Le jardin de Piotr ne produira plus de fruits et légumes pour nourrir la famille mais l'honneur est sauf car il pourra tester la piste de bob à deux les jeux terminés en déboursant la moitié de son salaire pour une seule descente. Dire que Sion avait postulé pour organiser les JO en 2002 et 2006. Quand je vois ce que ces joutes sportives sont devenues, je pense qu'on a échappé au pire en termes d'écologie et de finances publiques. Et puis à Sion, on rigole beaucoup plus avec l'affaire Giroud et l'affaire Cleusix, le conseil d'Etat in corpore se tape en effet sur les cuisses en conférence de presse. On n'a plus besoin d'une piste de bob pour attirer l'attention sur notre canton alpin. L'imbécilité et l'incompétence de certains suffisent pour porter aux nues un canton déjà la risée d'une partie de la Suisse.

- Les joueurs de tennis à l'Open d'Australie ont trop chaud car la température peut atteindre 40 degrés sur les courts. Roger et Stan transpirent beaucoup et c'est inadmissible! On devrait d'ailleurs reporter la finale de l'Open pendant la cérémonie d'ouverture des jeux de Sotchi. Il ferait plus frais et un terrain de tennis perdu parmi les infrastructures des joutes hivernales ne coûterait pas grand-chose de plus aux contribuables russes.

- Pendant qu'on transpire à grande eau en Australie, les Autrichiens ont des sueurs froides. La mythique piste de la Streif a bien piètre allure. Heureusement que les canons à neige, les grosses pelles mécaniques et les camions bruyants tournent à plein régime pour tracer parmi les prairies vertes une bande de neige blanche pour que le spectacle ait quand même lieu. L'écologie et le développement durable ne sont pas d'actualité quand les sponsors alignent le fric, que les skieurs fartent leurs lattes et que le public attend les stars du cirque blanc.  De toutes façons, depuis que Didier Cuche ne skie plus dans les compétitions internationales, je ne regarde presque plus les descentes à la télévision mais plutôt les publicités de la Mobilière dans lesquelles il fait le pitre avec son matériel. Et je me dis que s'il y a une ligne de poudre blanche parmi les sapins, cela pourrait également attirer quelques stars du ballon rond pour une séance de sniffage. On pourrait convier quelques poules de luxe dans l'air d'arrivée pour compléter le tableau idyllique des sportifs méritants du 21ème siècle.

- L'écologie ne fait pas de nombreux adeptes à Kiev. Les opposants au régime brûlent des pneus en plein centre ville et une fumée noirâtre s' élève au-dessus des bâtiments grisâtres. Tout cela parce que les Ukrainiens veulent se rapprocher de l'Union européenne. Ils pourraient quand même manifester leur ras-le-bol en silence sans polluer le reste de la planète. A l'heure où j'écris ces lignes, j'apprends que les caïds de l'opposition viennent d'investir le bâtiment du Ministère de l'agriculture. Je peux comprendre, le peuple en a marre d'être pris pour des vaches à lait. Il est temps de changer car c'est tellement connu que dans l'Union européenne, tout est si beau et idyllique sauf quand Angela se casse la figure à ski de fond et que Hollande se met à faire son cinéma avec son actrice blondasse.

Heureusement, en ce qui me concerne, je gis peinard dans mon fauteuil. Ma nouvelle télévision me permet de capter un tas de chaînes et de voir comment le reste de l'humanité se comporte. Je grince des dents en me délectant de ces nouvelles toutes plus farfelues les unes que les autres mais une chose est sûre. J'attends avec impatience la télévision du futur, celle qui me permettra de regarder des programmes interactifs et de prendre part directement à la marche du monde.

Je pourrai ainsi tirer des claques en direct à Poutine qui sera toujours président après 15 mandats, prendre la parole via écran interposé à la conférence "Genève 5895328980 " pour dire que les Syriens continuent de souffrir mais aussi les Palestiniens, les Irakiens et les Afghans, descendre la piste de la Streif avec mes skis à roulettes, me faire une ligne avec Ribéry président de la FIFA et demander un autographe à travers l'écran de télévision à Stan, numéro 1 mondial de tennis à la place de Federer qui fera des pubs pour Rolex.

Ce sera complètement fouuuuuuu.


vendredi 20 décembre 2013

Etc. et etc. et bonnes fêtes




Et voilà, on y est. Encore une fois.

Les fêtes de fin d'année.

Souvent ce mot me fait frémir. On a tellement couru toute l'année et encore plus en décembre qu'on arrive complètement exténué pour le réveillon de Noël.
On boit quelques verres pendant le repas et tout d'un coup, les esprits commencent à s'échauffer.
Et les sujets s'enchaînent entre les grandes personnes alors que les enfants trépignent d'impatience pour ouvrir les cadeaux.

Cette année, les sujets phare seront sans doute:
- Freysinger et sa queue de cheval qui ont été brillamment élus en Valais mais qui n'ont rien fait de mieux que les autres, juste gueuler la bouche ouverte en décrétant haut et fort que les étrangers sont responsables de tout
- les résidences secondaires qu'on ne peut plus construire dans les régions de montagne à cause d'un vieillard écologiste
- les meurtres de M. et de A.
- les Africains qui ne savent pas nager en Méditerranée
- les Philippins  qui ne savent pas construire des baraques qui tiennent debout
- l'Europe et sa crise, les Espagnols qui n'ont plus de travail chez eux et qui pensent que chez nous, c'est super bien; les Grecs qui pioncent toute la journée en espérant que l'économie va reprendre
- les centrales nucléaires qui devraient disparaître d'ici quelques années... alors qu'on dégueule sur les éoliennes
- l'augmentation des taxes, des impôts, la crise du logement
- les mous du genou du gouvernement qui ne font rien
- la machine à laver qui n'essore plus si bien
- le concierge qui ne sait pas enlever les ordures devant le bâtiment et qui n'arrive pas à tuer les cafards
- la neige qui ne veut pas venir alors qu'il y a un mois en arrière, on s'extasiait des premières neiges en novembre 
- Madiba et la madibamania et autre Obama
etc. et etc.

De toutes façons, c'est clair, c'est la faute des étrangers, des délinquants, des gitans, des glandus, des drogués, de la police, des juges, des conseillers fédéraux et des parlementaires, des patrons et des profiteurs du système pourri, etc. et etc.
Et alors on continuera de dire que c'était mieux avant, la bouche pleine de jus de viande, le verre rempli de bon pinard et la peau du ventre bien tendue.

Et après cela, on ira se pendre au sapin de Noël et on ouvrira les cadeaux dans la joie et la bonne humeur en s'extasiant des bonnes idées de toute la famille: le bouquin qu'on a déjà lu, l'horrible sac à main, le parfum qui pue, les chaussettes fluo de Grand-Mère Odette qui vont gratter dans les chaussures, les biscuits trop cuits de la Tante Adèle qui font gerber, etc. et etc.
Et on attendra la tablette numérique dont on a toujours rêvé en secret mais qui ne viendra pas.
Et on continuera de boire, encore et encore, etc. et etc.
Et après on aura mal au ventre ... et à la tête.

S'il n'y avait pas tout cela, ce ne serait pas Noël.
On en rempilera l'année prochaine. Comme toutes les années.

Et entre temps, on aura acheté ladite tablette numérique car il ne faut surtout pas qu'on ne l'ait pas, cela fait ringard de dire qu'on continue de pianoter sur un vieil ordinateur portable qui a bientôt 8 ans!

De toutes façons, c'est ainsi. Il y aura toujours des étrangers et des cons car on est toujours l'étranger de quelqu'un et le con de quelqu'un d'autre. L'humanité est ainsi faite.
Et s'il ne neige pas, je m'en tape car mon Bonhomme de Neige-Père Noël qui pose dans mon petit salon ne fond pas, année après année.

Et puis bon sang, on a toujours à boire et à manger. Etc. et etc.

J'espère quand même qu'il y a aura des accolades, des rires et des bons moments.
Et puis qui sait, peut-être un peu de neige en montagne.

Alors bonnes fêtes!
Etc. et etc. 


jeudi 21 novembre 2013

Et un, et deux et trois FLOCONS!

Ça y est. Les flocons ont fait leur apparition en plaine alors que cela fait déjà quelques jours voire quelques semaines qu'ils sont tombés en montagne. 

Et comme toutes les années, j'ai l'impression que c'est le même chaos qui se répète. Les automobilistes roulent au pas sur les autoroutes, un journaliste la gueule enfarinée de poudre blanche relate sur TF1 les nombreux retards des transports publics, les routiers bloqués et Papy Gérard  au journal de 13h00 déblaie devant sa porte en disant que c'est quand même joli toute cette belle neige mais qu'il préférerait qu'elle tombe ailleurs et pas juste devant chez lui.

Toutes les années, c'est pareil. On entend des automobilistes ulcérés de voir que la voirie n'a pas fait son travail à temps, que les routes ne sont pas déblayées comme il faut et que c'est insupportable de vivre cela coincé dans sa voiture. 

Et je dois dire que cela me gave profondément. Trois flocons et tout fout le camp. 

Au moins les Bretons ont tout compris. Ils ont ANTICIPE!
Avant même que la neige ne tombe, ils ont sorti leurs bonnets rouges pour se protéger. Un véritable exemple.
Ils ont dit merde à la neige, merde aux taxes et merde à tout le monde. 
Une vraie leçon de citoyenneté. 

Et un, et deux ,et trois flocons...

Oui, parce que c'est comme cela qu'on compte en France. Alors que la semaine dernière, on a fustigé une équipe de foot qui se traînait sur un terrain, cette semaine, on porte aux nues ces sauveurs de la nation, petits roitelets du ballon rond.
Alors que beaucoup d'entre nous considèrent ces gougnafiers en culotte courte comme des petits cons imbus d'eux-mêmes, on chante l'hymne national à tue-tête pour se redonner du courage et affronter les frimas de la crise et de l'hiver.

Non, vraiment, je n'y comprends plus rien. Mais aujourd'hui, avant de mettre le nez dehors, j'enfile mon bonnet rouge tricoté par feue arrière grande tante Agathe et je vais aller arracher les horodateurs dans la rue car j'en ai marre de ces coûts désastreux de parking urbain.

Après cet acte citoyen et courageux, j'irai baffer un employé des transports publics pour montrer mon désaccord face à la hausse constante de mes titres de transports et pour terminer ma ronde revancharde, j'irai démonter à coups de pelle l'employé de la voirie qui n'a pas bien déblayé devant l'entrée de mon immeuble. Je m'abstiendrai cependant de refaire la tronche de Ribéry car quelqu'un d'autre s'est apparemment déjà chargé de l'affaire.

Le devoir accompli du parfait petit grognon, je profiterai d'un petit séjour pour me changer les idées dans un pays asiatique. Là-bas au moins, c'est tranquille: pas d'horodateurs, pas trop de taxes, pas de flocons. 

Ah non, Phil Hippin, de l'agence de voyage Tous Risques m'annonce dans mon oreillette située sous mon bonnet rouge que l'hôtel que j'ai réservé n'existe plus. Rayé de la carte et pas par des flocons.

Et un,et deux, et trois flocons!



lundi 28 octobre 2013

Qu'est-ce qu'on se bétonne...(bidonne?)!

Lu aujourd'hui pour vous dans la presse électronique:
"Une fausse chirurgienne esthétique américaine qui injectait du ciment et de la colle dans les fesses de ses «patientes» pour que leur derrière ait un aspect rebondi a été condamnée jeudi à un an de prison en Floride."

Cette histoire me fait simplement écrire ceci: 

Il y en a qui ont du plomb dans la cervelle et d'autres qui ont du ciment dans le c...

Personnellement, je préfère les premiers. Ils ont toute ma sympathie. Intelligents, brillants, j'aime les accueillir dans mes soirées mondaines. 

Je trouve les deuxièmes tout à fait insupportables. Ils font du bruit quand il s’assoient et bien souvent, ils détruisent maladroitement mes chaises de jardin pendant mes soirées mondaines lorsqu'ils essaient d'y déposer avec délicatesse leur gros postérieur en ciment prompt.
 
Et quand je leur fous des coup de pied au c... après avoir tenté de leur expliquer que la chirurgie esthétique fait des ravages, cela me casse les pieds. 

Vous n'avez qu'à essayer d'envoyer un coup de pied dans un mur, vous verrez que cela fait très mal.